Découvrir le Béarn


Les villes et villages du Béarn


Pau avec les Pyrénées en toile de fond  

Pau avec les Pyrénées en toile de fond

Pau ville verte, agrémentée de parcs et de jardins luxuriants, est aussi la porte des montagnes avec sa sublime vue sur les pics enneigés des Pyrénées. Son patrimoine remarquable, tel le château de Pau, témoigne d’une Histoire à rebondissements que l’on découvre en prenant son temps.

Vous pourrez flâner dans les petites rues du cœur de ville ou au détour des 750 hectares d'espaces vert. Le château de Pau fait face aux Pyrénées et au Pic du Midi d’Ossau. Il domine la ville, sur un éperon rocheux surplombant le gave, où l’on peut faire des balades en kayak.
La visite du château vous fait remonter au Moyen-âge puis rencontrer Henri IV, premier roi de France et de Navarre et parcourir quelques siècles jusqu’à nos jours. Autour de ses murs, le long du Boulevard des Pyrénées et au-delà, on se balade au 19ème siècle, à cette époque la ville était une destination de villégiature grâce à la fréquentation des aristocrates anglais.

Au fil de la promenade à Pau, on découvre les halles et le carreau des producteurs où l’on goûte les produits du terroir  : fromages, légumes et fruits de nos vergers, magrets, foies gras et autres vins de pays. Car Pau est au cœur d’un vignoble riche et reconnu pour sa diversité  : Jurançon, Pacherenc, Madiran et AOC Béarn.

Le funiculaire centenaire transporte chaque année plus de 450  000 visiteurs émerveillés et relie le centre ville au gave fougueux tout droit arrivé des montagnes enneigées. Sa musique accompagne vos pas dans cette ville douce et vibrante.

La ville est aussi un centre culturel où les arts et les sports se célèbrent à l’année grâce à des événements comme le Carnaval béarnais, les Grands prix automobiles, l'Eté à Pau, Hestiv’Oc, l’anniversaire d’Henri IV.

Navarrenx

Navarrenx un des plus beaux villages de France   

Navarrenx un des plus beaux villages de France

Navarrenx est une des plus anciennes villes de la province ; on retrouve des traces de son existence dès le 1er siècle de l’ère chrétienne. Son origine vient du latin «  Sponda Navarrensi  », signifiant «  la bordure de la Navarre  ».

Sa situation centrale lui a valu d’être, sous la révolution, le premier chef lieu du département alors appelé les  Basses Pyrénées. La dynastie des Moncade, qui a fait du Béarn un état souverain et indépendant au Moyen-âge, a fortement marqué la ville de Navarrenx  :
Gaston VI prescrit en 1180 la construction d’une passerelle, d’une commanderie d’Hospitaliers, d’un hôpital pour l’accueil des jacquets et d’une chapelle Saint-Antoine. En 1316, Navarrenx est érigée en bastide à l’initiative de la vicomtesse Marguerite Mathilde. Ville neuve, une charte conférait aux habitants des libertés et des privilèges. Aujourd’hui encore, les rues rectilignes se coupant en angles droits rappellent les caractéristiques propres à une bastide.
Gaston VII consolide la traversée du gave d’Oloron par un pont de pierre au XIIIe siècle et construit les premières fortifications dont il reste quelques vestiges, la Casterasse.

Navarrenx connaît une transformation remarquable grâce à Henri II d’Albret, roi de Navarre et souverain du Béarn. Un architecte italien, Fabricio Siciliano est désigné pour reprendre à partir de 1538 la fortification de la ville  : Navarrenx devient alors une véritable place forte face à la Navarre espagnole et la Soule française. Ces différents dispositifs de défense sont encore présents  : les remparts hauts de 10 mètres classés aux Monuments Historiques, des bastions et différents bâtiments militaires.

Ces fortifications représentaient un exemple d’architecture presque unique dans la France du XVIe siècle. Elles préfigurent les travaux de Vauban qui auront lieu un siècle plus tard.

SAUVETERRE DE BEARN

Village de Sauveterre-de-béarn  

Village de Sauveterre-de-béarn

Le nom même de la ville de Sauveterre-de-Béarn désigne un type de peuplement de l'époque médiévale : les sauvetés du XIe siècle. Un espace délimité par des croix, permettait à des populations de se regrouper sous la protection du clergé. «  Salva Terra  », Terre Sauve. Lieu de refuge, comme toutes les Sauvetés, elle bénéficie de franchises

Au  XIIe siècle, l’église Saint-André romano-gothique de Sauveterre de Béarn est construite suivie du château, du pont, des  murailles et des tours.
Sous l’impulsion de Gaston VII Moncade, les points fortifiés de la ville sont réaménagés. Les passerelles sur le gave d’Oloron sont remplacées par un pont fortifié et maçonné. La Tour Monréal, imposante tour de défense de plus de 30m, est édifiée sur la table rocheuse dominant le gave.

Gaston Fébus, au XIVe siècle, complète l’ensemble fortifié. Le pont sur le gave prend alors son allure définitive.

Lorsque les vicomtes de Béarn deviennent rois de Navarre au XVe siècle, Sauveterre-de-Béarn est la victime indirecte du mécontentement des Navarrais qui se tournent vers les rois d’Espagne. En effet, en 1520, Henri II d'Albret décide de reconquérir la Navarre. Les troupes espagnoles lancent une expédition punitive. Ils détruisent le château et endommagent partiellement les fortifications.
Lors du rassemblement par Henri IV des différentes provinces et comtés, Sauveterre-de-Béarn perd son statut de ville frontière et les avantages qui en découlaient.
Le début du XIXe siècle voit l'urbanisation de Sauveterre-de-Béarn se modifier: les murailles sont égalisées au Nord et à l'Ouest, des espaces publics sont aménagés comme la Place Royale et des nouveaux axes de circulation comme la route de Salies-de-Béarn sont ouverts.

Sauveterre-de-Béarn devient alors une ville béarnaise typique, implantée sur un parcellaire médiéval et contenant des vestiges remarquables. Recentrée sur son terroir, elle affirme une identité rurale.

SALIES DE BEARN

Village de Salies de Béarn  

Village de Salies de Béarn

Le sel est indissociable de Salies-de-Béarn tant il a façonné l'histoire, l’organisation sociale, l’architecture et l’économie de la cité. Dès l'âge du bronze, les hommes ont exploité le sel, présent dans différentes sources, 10 fois plus salées que l’eau de mer avec environ 300 g de sel par litre, de nombreux vestiges de poteries et de four attestent d’une présence ancienne.

La première mention écrite de l'existence de Salies-de-Béarn date du XIe siècle. L'exploitation intensive du sel, indispensable conservateur des aliments, à l'époque médiévale permet à Salies-de-Béarn d'avoir une économie prospère.

De la place du Bayaà (où serait mort le fameux sanglier, et conservé par le sel), centre névralgique de la cité et point central de la «coquille d’escargot», débouchent de nombreuses ruelles et venelles. C’est un véritable labyrinthe de maisons très concentrées, des XVI et XVIIe siècles où habitaient Part-prenants, façonneurs de sel, vignerons qui n’avaient autrefois d’autre choix que de s’entasser dans ce petit périmètre..

Dès le milieu du XIXe siècle, la cité devient une station thermale. En 1888, est construit le 1er établissement thermal, de style hispano mauresque. Rapidement, Salies de Béarn est fréquentée par une clientèle aristocratique européenne. La ligne de chemin de fer Paris/Orléans/Salies-de-Béarn transporte une cohorte de riches curistes qui viennent prendre les eaux.

La ville se dote d’un casino, de nombreux hôtels, villas et palaces «Belle Epoque», d’un kiosque à musique, d’un jardin public puis d’un golf. De belles villas art-déco fleurissent aux abords du quartier thermal. Cet ensemble donne actuellement à Salies-de-Béarn un charme indiscutable.

OLORON SAINTE MARIE

Village de Oloron St Marie  

Village de Oloron St Marie

Elle fut d'abord une cité ibéroromaine dont le nom, ILURO cache celui d'une divinité indigène attestée par un autel votif du Comminges et des noms de lieux pyrénéens et espagnols. Siège d'un évêché d'Agde en 506.

Cette première ville fut détruite par les Normands vers 845. Elle réapparut au XIe siècle par étapes en deux endroits distincts. D'abord Ste-Marie, une modeste bourgade : vers 1058 Etienne de Lavedan s'y installa évêque puis, au XIIe siècle la cathédrale actuelle fut construite. Mais depuis longtemps OLORON avait ressurgi de ses ruines. Vers 1080, le Vicomte de Béarn Centulle V le jeune, en assura la renaissance par une charte de "Poblation" (peuplement). La nouvelle cité constituait une étape fortifiée sur les chemins de la "Reconquista" contre les musulmans et du pèlerinage de St-Jacques de Compostelle. La réunion de SAINTE-MARIE à OLORON fut prononcée par un décret signé de l'impératrice régente Eugénie le 18 mai 1858, ainsi se trouvait rétablie la vieille unité originelle d'Iluro.
En 1921, Monsieur Rozan de Mazilly crée une chocolaterie prestigieuse qui étend ses installations sur 8 hectares en pleine ville d'Oloron.
Une équipe spécialisée et performante y prépare avec un soin tout particulier des produits de haut de gamme sous les deux marques Lindt et Rozan.

ORTHEZ

Village de Orthez

Village de Orthez

On y retrouve la trace de nombreux ordres religieux des vicomtes de Dax, de Gaston VII de Moncade au XIIIe, de Gaston Fébus qui, soupçonnant son unique fils de vouloir l'empoisonner, le poignarda. Orthez s'attacha fortement à la Réforme et Jeanne d'Albret y créa, en 1566, un collège protestant qui fut érigé en université vingt ans plus tard et supprimé peu a près le rattachement officiel du Béarn à la France.

Carrefour des grands axes routiers donc commerciaux, étape obligée du pèlerinage de St- Jacques-de Compostelle, c'est aux XVI et XVIIIe siècles que furent édifiés la plupart des maisons et des grands hôtels particuliers avec leurs toits à forte pente.
La maison dit Jeanne d'Albret, récemment et brillamment restaurée, était vraisemblablement une des nombreuses maisons du roi en Béarn et fut édifiée aux XVe et XVIe et encore aménagée aux XVIIe et XVIIIe.

L'église Saint Pierre, plusieurs fois remaniée et transformée, témoigne avec éclat de l'essor de l'art gothique en Béarn

Le Pont-Vieux porte la griffe de Gaston Fébus. Il lui donna avant 1370 sa forme définitive, s'inspirant dit-on du pont Valentré de Cahors.

MONEIN

village de Monein  

Village de Monein

Outre sa remarquable église, au centre ville, la halle de pierres blanches, construite en 1821, abrite le marché du lundi. A l’étage se trouve la mairie. Tout autour de belles façades de maisons.

Dominant la ville, le site des Casterasses, motte féodale sur laquelle était probablement édifié le château féodal, offre un beau panorama sur fond des Pyrénées.

Sur les coteaux, où l’on découvre d’admirables paysages au milieu du vignoble et des vergers se dressent fièrement de belles fermes d’architecture béarnaise qui témoignent d’un riche passé attaché à la terre.